
L’Espagnol Marc Marquez a fait coup double. En réalisant sur le fil le meilleur temps des qualifications, après un numéro d’équilibriste dont lui seul a le secret, dans la matinée du samedi 25 mars, il s’est adjugé, comme le veut l’usage, la pole position du Grand Prix du Portugal de MotoGP – disputé dimanche.
Si l’Italien Francesco Bagnaia (Ducati), champion en titre, et l’Espagnol Jorge Martin (Ducati Pramac) complètent la première ligne, le circuit de l’Autodromo Internacional do Algarve à Portimao n’a pas souri à Fabio Quartararo (Yamaha), champion du monde en 2021. Le Français ne partira qu’en 11e position de ces deux épreuves, juste derrière son compatriote Johann Zarco (Ducati Pramac).
Marc Marquez, sextuple champion du monde et pilote de l’écurie Honda, sera également en première ligne de la course « sprint », samedi (16 heures, heure de Paris), innovation incorporée à chaque course pour pimenter le championnat.
C’est « la » grande nouveauté de la saison dans la catégorie reine de la moto de vitesse : chacun des vingt et un rendez-vous du calendrier est désormais précédé d’une épreuve de sprint. Disputée sur une distance équivalente à la moitié de celle de la course principale, elle doit durer une vingtaine de minutes et contribue pour 32 % des points au classement du championnat du monde.
Seuls les neuf premiers coureurs du sprint inscrivent des points – contre les quinze premiers pour les Grand Prix : le vainqueur empoche 12 points ; son dauphin, 9 ; le troisième du jour, 7 ; le quatrième 6… le dernier point attribué étant alloué au pilote arrivé neuvième. Pour résumer : chaque week-end représentera donc une opportunité de 37 points à marquer : 12 pour la course sprint et 25 pour le Grand Prix.
Plus de spectacle, plus de risque
Ce nouveau format de course constitue un facteur d’incertitude pour les écuries. « Personne ne sait vraiment à quoi s’attendre, confie Francesco Guidotti, responsable de l’équipe Red Bull KTM. Ce qui est sûr, c’est que la journée de samedi va être très chargée et que nous aurons moins de temps pour préparer les motos pour la course de dimanche. Nous devrons tenter des paris au niveau des réglages, mais c’est assez excitant d’avoir deux courses par week-end. »
Imaginée pour rendre le championnat plus attrayant, cette nouvelle épreuve ne fait pas l’unanimité parmi les pilotes. A l’image de Marco Bezzecchi, de l’écurie VR46, beaucoup sont partagés. « Le format des courses sprint est très court, explique le meilleur rookie de la saison passée. Au stress des qualifications du samedi matin s’ajoute le stress d’une course le samedi après-midi. Ça fait beaucoup d’émotions à gérer. Les deux, trois premiers week-ends vont être tendus. »
Si Brad Miller, Marc Marquez et Johann Zarco estiment qu’il s’agit d’une bonne chose pour le spectacle, d’autres, à l’image de Fabio Quartararo et de Pol Espargaro, soulignent les risques supplémentaires que fait courir le nouveau format. Et beaucoup de pilotes n’ont pas apprécié d’avoir été placés devant le fait accompli par la Dorna, le promoteur de la MotoGP, alors qu’ils risquent leur vie sur la piste.
Survenu vendredi lors de la seconde séance d’essais, le grave accident de Pol Espargaro, personnalité appréciée dans le paddock, est venu rappeler à quel point la MotoGP est une discipline dangereuse. Dans l’attente de ses nouvelles, les mines des pilotes étaient sombres dans la soirée. Le vétéran espagnol (31 ans) s’en est tiré avec une contusion pulmonaire, une mâchoire cassée et une vertèbre dorsale fracturée. Si le pire a été évité, le pilote de l’écurie Gasgas Tech 3 ne devrait pas remonter sur une moto avant de longs mois.
« La régularité sera primordiale »
La tension est réelle dans le paddock, car le nouveau format risque d’inciter les pilotes à prendre davantage de risques en qualifications, car celles-ci deviennent plus déterminantes que jamais pour le résultat final. « Celui qui ratera les qualifications ou son départ du samedi pourra dire adieu au podium de la course sprint », prédit Hervé Poncharal, le patron de l’écurie Gasgas Tech3. Voilà qui promet de sacrées empoignades au premier virage des courses sprint, car un pilote distancé pourra difficilement refaire son retard.
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Jouer
Paradoxalement, l’introduction des épreuves sprint pourrait aussi inciter les écuries à modifier leur stratégie de course en privilégiant la régularité à la vitesse. « Avec quarante-deux courses au calendrier cette année au lieu de vingt et une, la constance sera primordiale. Parfois, il vaut mieux finir 4e ou 6e plutôt que de prendre des risques excessifs pour gagner », estime Maio Meregalli, le responsable de l’équipe Yamaha.
Une opinion partagée par Gigi Dall’Igna, le patron de Ducati Corse, la division compétition du constructeur italien, qui aligne huit machines en MotoGP cette année – sur vingt-deux concurrents –, dont celle de Francesco Bagnaia, le champion sortant. « La stratégie va être différente, non seulement pour les pilotes, mais aussi concernant les choix techniques, car il faudra mettre davantage l’accent sur la résistance des machines », confie le manageur transalpin, dont la formation est la grande favorite de la saison 2023, à la fois pour le titre individuel, par équipe, et pour celui des constructeurs.
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