
Tana Umaga
C’est un peu avec lui qu’ont commencé les folies toulonnaises. En juillet 2006, trois ans avant Wilkinson, Mourad Boudjellal annonce l’arrivée pour huit rencontres d’une légende. Le centre néo-zélandais (74 sélections) a déjà 33 ans, vient d’annoncer sa retraite internationale mais débarque en homme providentiel sur la Rade. Un transfert incroyable pour un club qui évolue alors en Pro D2. Umaga reçoit les clés de la ville la veille de son premier match avec les Rouge et Noir, est acclamé par ses nouveaux supporters mais répond surtout présent sur le terrain. Son arrivée marque l’origine de l’ère galactique du RCT.
Dan Carter
Top 14
Kolisi signe au Racing 92
IL Y A UN JOUR
Même si le débat n’est pas tranché, Dan Carter est pour beaucoup le plus grand numéro 10 de l’histoire de ce jeu. En 2008, quand Perpignan déclenche la foudre en annonçant sa venue pour 6 mois (il ne jouera que 5 matches) et un salaire astronomique à l’échelle du rugby de 750 000 euros sur cette période, il est déjà l’ouvreur génial des All Blacks. Quand le Racing 92 le récupère à l’issue du Mondial 2015, il est double champion du monde en titre et étrenne son prix de joueur international de l’année. Difficile de faire plus gros coup. Pour ne rien gâcher, Carter a été champion de France dès sa première saison avec les Ciel et Blanc, avec un rôle cette fois bien plus central sur le terrain que 7 ans plus tôt à Perpignan.
Victor Matfield
Victor Matfield lors de son arrivée à Toulon
Crédit: Getty Images
Vexé d’avoir raté la montée malgré la présence d’Umaga, Boudjellal met les bouchées doubles pour recruter d’autres stars en 2007. Parmi elles, un champion du monde en titre : le deuxième ligne sud-africain Victor Matfield. Contrairement à Umaga (34 ans) ou Andrew Mehrtens (34 ans), autre ancien All Black arrivé dans le Var cette année-là, Matfield, 30 ans, est encore au top de sa carrière. Sa présence en Pro D2 est déroutante et fait de lui la grande attraction de ce championnat.
Jonny Wilkinson
Quand Mourad Boudjellal annonce la venue de Jonny Wilkinson au RCT à l’été 2009, un vent de scepticisme s’abat sur lui. Même son propre staff fait la moue. La raison ? L’ouvreur anglais, champion du monde avec le XV de la Rose en 2003 et désigné meilleur joueur de la planète la même année, encore titulaire lors de la finale de Coupe du monde 2007 perdue contre les Springboks, n’arrive pas à enchaîner plus de quelques semaines de compétition sans se blesser.
‘’Au pire, il ne me coûte rien vu ce qu’il va me rapporter en termes de marketing et billetterie, au mieux il redevient le meilleur joueur du monde et marque à jamais l’histoire du Top 14’’ prédisait alors le président du RCT. Visionnaire, sur ce coup, puisque Wilkinson a emmené Toulon au doublé Coupe d’Europe – championnat pour sa dernière année de carrière.
Top 14 – Toulon – Wilkinson
Crédit: Icon Sport
Joe Rokocoko
Un magicien au Pays-Basque. C’est ainsi que Joe Rokocoko a été présenté aux supporters bayonnais lors de sa venue sur les bords de la Nive en 2011. Il n’était certes pas champion du monde, ayant été écarté de la sélection neo-zélandaise un an avant le sacre des All Blacks face à la France, mais arrivait tout de même avec l’image du successeur de Jonah Lomu qu’on lui a collée dès ses jeunes années, la faute à 17 essais inscrits avec les All Blacks sur la seule année 2003, à seulement 20 ans. Déjà impressionnante à l’échelle du Top 14, sa venue était un événement historique pour un club à l’échelle de l’Aviron. Une mise en route difficile, un replacement au centre gagnant, puis Rokocoko ira faire le bonheur du Racing, pour qui il inscrira un essai décisif en finale du Top 14, en 2016.
Joe Rokocoko marquant un essai avec les All Blacks contre l’Australie
Crédit: Getty Images
Matt Giteau
Lorsque l’Australien pose ses bagages à Toulon en 2011, la place de superstar de l’équipe est déjà prise par Jonny Wilkinson depuis deux ans. Statut qu’il aurait eu aisément partout ailleurs en Top 14, eu égard à son pedigree en Super Rugby et avec les Wallabies, dont il était le joueur le plus talentueux et avec qui il a disputé à seulement 21 ans la finale de la Coupe du monde 2003. Une importance telle que la fédération australienne est allée jusqu’à changer ses règles de sélection en grande partie pour le rendre de nouveau sélectionnable pour la Coupe du monde 2015. Un crack !
Laporte et Giteau
Crédit: Icon Sport
Bryan Habana
Au plus haut de l’ère galactique toulonnaise, la star des Springboks est arrivée telle la cerise sur un gâteau déjà bien garni. Champion du monde 2007 et meilleur marqueur de cette même Coupe du monde, il est, à l’époque, considéré comme le joueur de rugby le plus rapide de la planète. Bernard Laporte, alors manager du RCT, l’a même utilisé comme argument pour convaincre Jonny Wilkinson de rempiler une saison supplémentaire. De quoi faire de lui la recrue phare du Top 14 en cette saison 2013-2014 où Toulon décrochera un doublé historique.
Ma’a Nonu
Ma’a Nonu et Conrad Smith avec la Coupe du monde en 2015
Crédit: Getty Images
Avec Conrad Smith, qui aurait eu tout autant sa place dans cette liste, Ma’a Nonu a formé cette paire de centres exceptionnelle qui a fait le bonheur des All Blacks pendant près d’une décennie. Mais contrairement son acolyte, qui a débarqué la même année en Top 14, après la Coupe du monde 2015, du côté de Pau, Nonu a lui franchi durant sa carrière internationale la barre mythique des 100 sélections (103 exactement), devenant seulement le sixième All Black de l’histoire à connaître cet honneur. Son statut de superstar de ce jeu n’était un sujet pour personne à l’annonce de sa signature…à Toulon, forcément.
Ayumu Gorumaru
Ayumu Gorumaru, icône du rugby au Japon
Crédit: Getty Images
Même si son passage au RCT n’a pas laissé de grands souvenirs, c’est en tant qu’immense star qu’Ayumu Gorumaru a débarqué sur la Rade en 2016. Au Japon, du moins, où ses prestations en tant qu’arrière et surtout buteur des Cherry Blossoms lors du Mondial 2015 l’ont élevé juste en-dessous des sumos en termes de popularité. Tout un contingent de journalistes japonais était d’ailleurs dépêché à chaque match du RCT où il figurait sur la feuille de match, créant au centre d’entraînement varois et dans les zones mixtes une effervescence rarement observée en Top 14, même pour des pontes comme Carter ou Wilkinson.
Eben Etzebeth
C’est la dernière recrue estampillée superstar de la période Boudjellal à Toulon. Un statut acquis grâce à son physique hors du commun, alliant taille gigantesque (2,02m) et muscles de bodybuilder, magnifié par ses qualités de joueur qui font de lui le deuxième ligne le plus craint du circuit. Son arrivée au meilleur âge pour un rugbyman (28 ans), au sortir de la Coupe du monde 2019, avait pour but de raviver la flamme chez les supporters toulonnais, mécontents de voir leur club rentrer dans le rang après le faste du début des années 2010. Pour un résultat sportif au final très mitigé.
Eben Etzebeth prend Cheslin Kolbe dans ses bras après une victoire des Springboks en 2019
Crédit: Getty Images
Par Anthony Tallieu avec Gabriel Baldi
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